De nombreuses personnes ont souligné l’aspect esthétique de la maquette et, plusieurs d’entre elles, auraient même voulu l’emporter pour décorer leur salon.
La maquette est fabriquée à partir de planches de contreplaqué 3mm en peuplier. Elle mesure 80 cm de long pour pour 80 cm de large. Les planches sont usinées à la découpeuse Laser de l’UBO Open Factory. Cet outil permet de découper les planches mais également de les graver finement.
Au vu du nombre de détails, il faut plus de 2 heures pour découper et graver un niveau de la maquette, et elle compte 6 niveaux de planches !

Afin d’agrémenter la maquette, de multiples éléments en relief sont ajoutés :
- La ville de Brest en impression 3D : la couleur grise représente le relief et le blanc correspond aux bâtiments. L’impression en relief rend la maquette accessible à un public de déficients visuels.

- Un jeu d’éléments en impression 3D à placer sur la carte : balises de différentes formes, épaves.

- Des LEDs ont été ajoutées à la carte, clignotant comme les feux et phares de la rade de Brest (même couleur et même rythme).

Au-dessus de la maquette se trouve une caméra reliée à un Raspberry PI, véritable ordinateur de poche. Ce système est le cerveau de la maquette, il permet de détecter la position d’un objet et de suivre son déplacement.
Les coordonnées du bateau (en pixels sur le champ de la caméra) sont transformées en coordonnées géographiques. Il est alors possible d’interroger des données qui ne sont pas présentes sur la carte : nature du fond, et si connexion internet le vent et la météo pour le lendemain, ou toutes données géographiques.
Une synthèse vocale interagit avec l’utilisateur, toujours dans un souci d’accessibilité à un public en situation de handicap.
Un quiz d’une quinzaine de question permet de mesurer vos connaissances de la rade et en cartographie maritime.

Trois bateaux (le Cobetas, la péniche des Quatre-Pompes et le chaland du Dellec) ont été réalisés à l’impression 3D en 2 versions : le bateau à l’origine, et l’épave qu’il est devenu. Cela donne une idée de l’état de l’épave au fond de l’eau. Un récit sonore a été réalisé sur au moins une de ces épaves. Merci à Shipshape, de nous avoir donné les modèles 3D des navires lors de l’Océan Hackathon 2019.

Nous avons donc un bel objet, qui détonne par rapport au tout numérique actuel tout en ne l’excluant pas. L’objet attire l’œil, des grands comme des petits et amuse, tout en ayant un côté pédagogique et tout à fait sérieux.
